{"id":561,"date":"2026-02-05T17:06:12","date_gmt":"2026-02-05T16:06:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.slhada.fr\/?p=561"},"modified":"2026-02-22T00:04:56","modified_gmt":"2026-02-21T23:04:56","slug":"pourquoi-une-2-xieme-bataille-des-alpes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/2026\/02\/05\/pourquoi-une-2-xieme-bataille-des-alpes\/","title":{"rendered":"POURQUOI UNE DEUXIEME BATAILLE  DES ALPES ?"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">***<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"729\" src=\"https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944-1024x729.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-562\" srcset=\"https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944-1024x729.jpg 1024w, https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944-300x214.jpg 300w, https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944-768x547.jpg 768w, https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944-1536x1094.jpg 1536w, https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944.jpg 1609w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mussolini a \u00e9t\u00e9 destitu\u00e9 le 25 juillet 1943. Les alli\u00e9s sont en Italie. Le 15 ao\u00fbt 1944 ils ont aussi d\u00e9barqu\u00e9 en Provence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais le nord de l\u2019Italie reste occup\u00e9 par les allemands.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En octobre 1944 commencent les actions pour s\u2019emparer des positions int\u00e9ressantes tenues par les ennemis. Mais la neige emp\u00eache d\u2019agir davantage pendant l\u2019hiver 1944-1945.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En outre, anglais et am\u00e9ricains consid\u00e8rent le front des Alpes comme n\u00e9gligeable. Ce n\u2019est \u00e9videmment pas l\u2019avis des fran\u00e7ais. Charles De Gaulle veut cr\u00e9er une zone de s\u00fbret\u00e9 et rattacher \u00e0 la France certaines r\u00e9gions italiennes comme le Val d\u2019Aoste et la vall\u00e9e de Tende.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En septembre 1944, les FFI rejoignent l\u2019arm\u00e9e qui demande des avions d\u2019observation. Le groupe 1\/35 est cr\u00e9\u00e9, dirig\u00e9 par le colonel Frederic L\u00e9on &nbsp;Ruby, et uniquement constitu\u00e9 de pilotes exp\u00e9riment\u00e9s en vol de montagne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les am\u00e9ricains refusent de fournir du mat\u00e9riel&nbsp;: on se rabat sur les avions allemands abandonn\u00e9s ou produits en France, tels que le SNAC NC 900, le FW 190A8 et le Morane-Saunier 500 Criquet dot\u00e9 d\u2019un moteur de 240CV qui peut d\u00e9coller et atterrir sur des terrains courts.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le groupe 1\/35 ne conna\u00eet aucune perte malgr\u00e9 plusieurs accidents car les pilotes sont adroits, ont un peu de chance mais surtout, l\u2019ennemi r\u00e9serve ses avions \u00e0 la d\u00e9fense faute de carburant. Un seul avion allemand sera vu au-dessus de la vall\u00e9e de&nbsp; Suse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le nord de l\u2019Italie est important car il concentre les villes industrielles (Milan, Turin, Verone\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 1\/35 est bas\u00e9 au Fayet (terrain disparu) proche de Chamonix. Ses missions consistent \u00e0&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Observer<\/li>\n\n\n\n<li>Ravitailler les troupes isol\u00e9es<\/li>\n\n\n\n<li>Diriger les tirs d\u2019artillerie<\/li>\n\n\n\n<li>Assurer des bombardements l\u00e9gers<\/li>\n\n\n\n<li>Evacuer les bless\u00e9s<\/li>\n\n\n\n<li>Assurer des vols d\u2019entrainement et d\u2019essai (\u00e0 Bron et Satolas principalement)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La premi\u00e8re demande de ravitaillement vient du bataillon du Mont Blanc&nbsp;: le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique est en panne. Mais l\u2019unique MS500 est confront\u00e9 \u00e0 une mauvaise m\u00e9t\u00e9o. Un Douglas A24 assure trois vols. Un MS500 et un Potez 43 continuent mais leur emport est faible. Ils alimentent aussi la Maurienne. M\u00eame si on a recours \u00e0 un Dakota C47 du groupe Touraine, c\u2019est toujours un des pilotes du 1\/35 qui prend les commandes en raison de leurs connaissances de la montagne. Un seul B26 Maraudeur rejoint le C47&nbsp;: les am\u00e9ricains sont indiff\u00e9rents au front des Alpes. De janvier \u00e0 mars le G1\/35 ravitaille la Maurienne et ne conna\u00eet qu\u2019un \u00e9chec car le vent rend le largage impossible. Fin mars un d\u00e9tachement fixe de C47 am\u00e9ricains est bas\u00e9 \u00e0 Satolas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les avions de la deuxi\u00e8me bataille des Alpes sont des P47 bas\u00e9s \u00e0 Amb\u00e9rieu, des B&nbsp; 26 bas\u00e9s \u00e0 Bron . Il y a deux Potez 43, un Potez 60, un Piper Club \u00ab&nbsp;Grass Hopper&nbsp;\u00bb. Deux Caudron 274 \u00ab&nbsp;Luciole&nbsp;\u00bb sont aussi r\u00e9quisitionn\u00e9s pour les liaisons. Le 12 avril un Douglas A24 est promis qui arrive le 27, mais ne fait que des vols d\u2019essai.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ruby qui ne voulait pas se limiter \u00e0 l\u2019observation organise d\u00e8s d\u00e9cembre 1944 des stages de formation sur P47 et B26 \u00e0 Amb\u00e9rieu et Satolas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019observation est assur\u00e9e sur tout le front depuis toutes les bases quotidiennement, sauf impossibilit\u00e9 due \u00e0 la m\u00e9t\u00e9o. L\u2019absence de radio et d\u2019appareil photo contraint les observateurs \u00e0 \u00e9crire des messages et les lancer lest\u00e9s avec des pierres, ce qui limite l\u2019effet de surprise. Les observateurs peuvent manquer des hommes comme un groupe de 100 skieurs allemands voulant rejoindre le refuge Torino.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">A partir de janvier les photos sont analys\u00e9es \u00e0 Grenoble. Puis les communications radio directes permettent de guider les tirs d\u2019artillerie. Le groupe Ruby utilisent ensuite des \u00ab&nbsp;grenades sp\u00e9ciales&nbsp;\u00bb, des bo\u00eetes de conserve remplies d\u2019explosifs, notamment sur le Mont Blanc et le Petit Saint-Bernard, et sur un d\u00e9p\u00f4t de munitions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 19 f\u00e9vrier 1945 quatre Spitfire MKIX du groupe Nice d\u00e9collent de Bron \u00e0 15h45 et reviennent \u00e0 17h25 apr\u00e8s avoir mitraill\u00e9 le refuge Torino et la cabane Margherita.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours du m\u00eame mois sur le secteur sud les P 39&nbsp; \u00ab&nbsp;Airacobra \u00ab&nbsp;effectuent 20 sorties. Dans le sud, blind\u00e9s et bateaux participent aux combats. Des bateaux fran\u00e7ais et anglais constituent la \u00ab&nbsp;Flank force&nbsp;\u00bb. Guid\u00e9s par les observateurs \u00e0 la radio ces bateaux et l\u2019artillerie bombardent les ennemis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 8 avril 1945 le r\u00e9giment d\u2019artillerie de montagne (RAM) re\u00e7oit l\u2019ordre de tirer et parvient \u00e0 d\u00e9truire une DCA mais un probl\u00e8me technique emp\u00eache de bombarder davantage. En r\u00e9ponse les allemands tirent 24h d\u2019affil\u00e9e mais ne touchent pas le RAM.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La guerre se termine sur le Mont Blanc le 9 avril apr\u00e8s-midi&nbsp; par un tir guid\u00e9 qui atteint sa cible et le groupe 1\/35 est d\u00e9plac\u00e9 vers le Sud.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une seule tentative d\u2019\u00e9vacuation avec un MS 500 par le 1\/35 est tent\u00e9e &nbsp;depuis Nice sans succ\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le groupe 1\/35 est finalement dissous mi-1945.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Anne-Marie Le Gallo-Piteau<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong><em>Compte-rendu de la conf\u00e9rence de Ivan Fer<\/em><\/strong>rando<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":562,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"quote","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,29],"tags":[],"class_list":["post-561","post","type-post","status-publish","format-quote","has-post-thumbnail","hentry","category-conferences","category-conferences-passees","post_format-post-format-quote"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.slhada.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Eybens-A-24-1944.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/561","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=561"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/561\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":568,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/561\/revisions\/568"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/562"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=561"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=561"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slhada.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=561"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}